01 juin 2006

On ne sait jamais...

En allant porter mon ti-nipou chez grand-maman aujourd'hui, j'ai croisée un accident de la route. Il venait de se produire quelques seconde avant que je passe par là, car aucun secours n'était encore sur place, seulement des citoyens voulant aider. Pour ceux qui connaissent Laval, c'était sur le Boul des Laurentides, au Sud de Ste-Rose, presqu'à l'intersection même. Je roulais vers le Nord et c'est une voiture qui roulait vers le Sud qui a eu l'accident.

La voiture en question a frappée un poteau de lumière sur le terre-plein du centre. La partie avant de la voiture était en accordéon et les sacs gonflables avaient ejectés. Lorsque je suis arrivée à la hauteur de la voiture, des gens sortaient le conducteur de la voiture. Il était mou, et un homme avait commencé à lui faire le RCR (réanimation cardio-respiratoire). Je me suis arrêtée pour observer (personne en arrière de moi), puis je me suis stationnemée dans le stationnement adjacent pour ne pas entraver le trafic.

Vous voyez, grâce à mon travaille, je suis formée pour les premiers soins. Je l'ai ma formation pour le RCR, et je sais que ça va beaucoup mieux le faire à deux que seul. Avoir été toute seule dans la voiture, je n'aurais fait ni un ni deux et j'aurais tout de suite été donner un coup de main à ce bon samaritain qui voulait sauver ce pauvre monsieur. Mais j'avais Charles-Eliott avec moi, et il n'était pas question que je le laisse tout seul dans la voiture en pleine scène d'accident.

Je vous avoue que ça me démangait, je voulais aller aider. Et puis finalement, les policiers sont arrivés, et eux aussi sont formés pour de telles situations (je le crois bien en tout cas!). Je suis donc partie pour ne pas compliquer les choses lorsque viendrait le temps de dégager la scène.

J'étais boulversée, mais heureuse de voir qu'il y avait des gens qui s'occuperait de ce monsieur.

En revenant chez moi, la rue était barrée et il y avait un détour à faire. Les ambulanciers étaient présents et s'affairaient à faire ce qu'ils font de mieux... aider les gens dans de telles situations. Puisque je demeure sur le boulevard sur lequel l'accident à eu lieux, j'ai pu voir presque une demi-heure plus tard, une voiture de police escorter à grande vitesse l'ambulance et une voiture d'ambulance (voiture jaune). Mais à une très grande vitesse... j'ai rarement vu!

Plus tard dans la journée, j'ai dû repasser par ce même endroit pour aller chercher Charles-Eliott chez ses grands-parents. Rien n'indiquait qu'il y avait eu un accident plus tôt.

Sur le chemin du retour, avec bébé assis sagement à l'arrière, j'ai encore une fois repasser par là. Et cette fois, il y avait une croix déposée sur le poteau de lumière, ainsi qu'un bouquet de fleurs.

Sans connaître ce monsieur, et sans même lui avoir vu le visage, une grande tristesse m'envahie. J'étais triste pour lui d'avoir ainsi fini sa vie, mais j'étais triste surtout, pour ceux qu'il laissaient derrière.

Il portait des "shorts" et un t-shirt, et je me suis dit, qu'il était sûrement partie faire une petite commission...

Combien de fois sommes-nous sortie pour faire une petite commission?
"Je reviens tout de suite... je m'en vais juste chercher quelque chose et je reviens!"

En voyant la croix, je me suis signée de la croix et j'ai fait une petite prière pour cet inconnu qui a perdu la vie aujourd'hui. Je ne suis pas catholique à 100%, ni pratiquante à 100%, mais c'est ironique que dans un tel moment, c'est ce qui m'est venue à l'esprit de faire.

On ne sait jamais... quand notre tour viendra.

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(photo:web)

Posté par SilvanaYUL à 21:46 - - Commentaires [9] - Permalien [#]


Commentaires sur On ne sait jamais...

    Oh comme c'est affreux.

    Posté par Mijo, 02 juin 2006 à 04:51 | | Répondre
  • Très touchant comme texte... et j'ai une pensée pour cet homme et ça famille. La vie peut changer tellement vite!

    Posté par French Lily, 02 juin 2006 à 06:51 | | Répondre
  • Comme c'est triste pour cet homme, c'est vrai que la vie ne tient que par un fil et on ne sait jamais quand il se cassera, donc aussi bien profiter de chaque minute avec ceux qu'on aime.

    Posté par Delphilou, 02 juin 2006 à 08:21 | | Répondre
  • Ouah ! Ca glace le sang !!! Mais qu'elle réflexion importante... la vie est un don et il faut en profiter.

    Posté par Marie-Chaton, 02 juin 2006 à 08:58 | | Répondre
  • Ah, comme c'est triste tout ça

    Posté par Maribel, 02 juin 2006 à 13:03 | | Répondre
  • Je pense exactement pareil comme Marie-Chaton.

    Salutations!

    Posté par Vérouche, 02 juin 2006 à 19:36 | | Répondre
  • Je pense exactement pareil comme Marie-Chaton.

    Salutations!

    Posté par Vérouche, 02 juin 2006 à 21:24 | | Répondre
  • Cette histoire m'a boulversée toute la journée... Hier soir en me couchant, j'ai racontée cette histoire à mon doux, et comme vous, nous avons conclué en disant que n'importe quoi peut arriver n'importe quand, et c'est pourqoi il faut profiter du moment présent. On s'est donné un bisou et on s'est endormi collé collé.

    Posté par Silvana, 02 juin 2006 à 21:40 | | Répondre
  • C'est tellement bien dit...

    Le chum de ma tante, un retraité de l'enseignement quand même assez en forme, a donné un bisou sur la joue à ma tante, est sorti de la voiture pour aller à la pharmacie et en arrivant à la porte, il s'est effondré par terre. Mort comme ça, d'une crise cardiaque, raide et froide. C'est incroyable comment la vie est fragile et je crois que l'on s'en rend encore plus compte quand on a un enfant, n'est-ce pas?

    Posté par Mamou, 06 juin 2006 à 15:46 | | Répondre
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